
Bonjour,
6ème jour le 15 Mai 2007 - AUVILLAR - LECTOURE 28 Km.
Après Bardigues, la traversée de l'Arrats, le village de Saint Antoine qui tient son nom des religieux Antonins qui s'y installèrent
en 1204 à la suite d'un legs fait par Gaillard d'Ascot, mort en pèlerinage. Ils y vécurent jusqu'en 1777.
De leur hôpital, ils surveillaient le pont et le moulin sur l'Arrats. C'est derrière ce moulin qu'un pont-barrage, qui a perdu une travée, que les pèlerins empruntaient pour traverser la rivière.
L'église possède un portail de style mozarabe, à l'intérieur magnifique plafond peint.

Ensuite, peu de choses à dire jusqu'à Flamarens - une quinzaine de kilomètres à
travers coteaux et plaines, nous entrons dans le département du Gers.
Le nom de Flamarens serait d'origine germanique, dérivé du radical
fran, un certain Flamarius Arens mais à la suite d'un violent incendie les habitants auraient associé la notion de flamme à l'ancien vocable
qui serait ainsi devenu Flamarens.
C'est
une de ces gentilhommières gasconnes avec fenêtres et mâchicoulis, à la charnière du fortin passé, et de la résidence nouvelle, logis carré aux deux tours rondes. On disait alors : "Lo castèt
de Flamarens, bèt dehore, bèt deguéns" (le château de Flamarens, beau dehors comme dedans).
Mais il se dégrada et en 1851 le poète agenais Jasmin traduisait cela par : "poulit deforo, led dedéns" (beau dehors, laid dedans).
Un incendie en 1944 faillit l'achever. (Source Wikipédia)

A côté, l'église du XVIème siècle, elle aussi menacée, montre un clocher-mur pointu à deux arcades
et une tourelle ronde d'escalier.

Une surprise derrière une fenêtre : un chat curieux !

Prochain village : Miradoux, bourg fortifié qui fut fondé en 1523 sur le promontoire nord de la Lomagne.
Miradoux possède une étonnante église du XIIIème siècle, de style roman, construite à l'emplacement du château fort.
Au plafond les restes de quelques jolies fresques.

Dans la descente, nous avons une vue sur les ruines du château de Gachepouy. Construit à la fin des guerres de Religion (vers 1585),

Arrivée le soir à l'Hotel BASTARD à Lectoure, pas très accueillant, nous avons été priés de nous déchausser, de mettre nos chaussures dans des sacs plastiques, de ne pas mettre nos sacs sur les
lits et de ne pas toucher aux vélux neufs....comme si nous étions des va nus pieds.....pas bien grave, mais assez désagréable..

Evidemment il y avait là de magnifiques parquets grinçants, des lourdes tentures, des meubles de styles anciens, des oeuvres d'art contemporain, mais les randonneurs savent se tenir...

N'est-ce-pas la classe ?
A demain...
par D@net
Mardi 31 juillet 2007
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Les Chemins de Saint Jacques
Bonjour,
5ème jour le 14 Mai 2007 - MOISSAC - AUVILLAR 21 Km.
Le programme précisait 5 à 6 heures de marche, ce fut la journée la plus arrosée de cette étape.
Dès la sortie de Moissac nous avons emprunté la rampe qui descend vers le canal latéral à la Garonne et nous avons suivi le chemin de halage....sous la pluie.

L'origine et l'histoire du Canal des Deux Mers incluant le Canal du Midi, conçu et créé à partir de 1662 par Pierre Paul Riquet, (fermier de la gabelle et intendant de armées de
Louis XIV) et celle du Canal dit Latéral à la Garonne.
L'ensemble de ces deux canaux et de leurs embranchements et ramifications s'appellent "Le Canal des Deux Mers".
L'oeuvre du Canal du Midi est extraordinaire par son envergure, l'ingéniosité de son système d'alimentation et par le nombre de travaux titanesques réalisés sur la courte période
de sa construction.
Halte pique-nique bien arrosée..on en est pas moins coquette !
Arrêt repos, ce chemin de halage s'est étiré jusqu'au Pont de Pommevic.
Après 15 Km environ le long du canal, nous l'avons quitté en le traversant jusqu'à Espalais dont le nom vient du latin "Palatius" mais on
peut trouver un lien avec les Vicomtes de Lomagne et l'Auvillar, la fille d'Anne de Goth ayant épousé Jehan de Carmentran. La tutelle d'Auvillar cessa sous Henri IV en 1598. A cette date fut
créée la baronnie d'Espalais, indépendante d'Auvillar.
Après Espalais nous prenons la route qui monte à Auvillar dont la halle aux grains est une vraie curiosité. Construction circulaire du début du XIXème siècle.
C'est au XVIIème siècle que le maïs, en provenance d'Amérique fut importé d'Espagne vers la Gascogne gersoise, et vint remplacer le millet cultivé depuis l'Antiquité...
A remarquer :
-
l'assemblage de poutres circulaires "en trait de
Jupiter"
-
Petit bâtiment central,
-
Colonnes de style toscan,
-
mesures médiévales taillées dans la pierre,
-
mesures du système métrique en métal.
Une ruelle, bordée de vieilles maisons du XVème au XVIIIème.

La tour de l'Horloge surplombe la porte Arnaud Othon, du nom d'un vicomte d'Auvillar. Elle marque aussi l'entrée de la vieille ville. La
construction de l'époque de Louis XIV est en pierre et briques. Les portes et les fenètres sont en plein cintre et chaque étage est agrémenté de moulures fouillées dans la brique.

C'est dans la maison de droite juxtaposé à l'horloge que nous avons pu nous sécher et dormir.
A demain...
par D@net
Lundi 30 juillet 2007
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Les Chemins de Saint Jacques
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